DIY

FabLab Lille permet à quiconque de créer par soi-même les objets qu'ils veulent, c'est le principe du DIY (pour Do It Yourself, qu'on pourrait traduire par "faites-le vous-même"). Le DIY permet de créer des objets unitairement ou en petite série, personnalisés, qui peuvent répondre aux besoins d'un marché parfois extrêmement réduit (voire d'une personne), et qui sont produits généralement localement (plutôt qu'expédiés depuis une usine chinoise vers la France par exemple). Le DIY s'oppose donc à la production de masse et au phénomène d'uniformisation à travers les objets de notre quotidien.

Le DIY a aussi des aspects économiques car en faisant soi-même, on n'est plus seulement consommateur, mais producteur. De plus, cela peut parfois revenir moins cher que d'acheter le même objet sur les marchés "classiques", surtout pour les biens très spécifiques ou avec peu de fournisseurs sur le marché. Faire soi-même permet parfois aussi de recycler un objet, lui donner une seconde vie, et donc peut être à la fois efficace du point de vue de la consommation de ressources, et bon pour l'environnement, mais ce n'est bien sûr pas toujours le cas.

Le mouvement du DIY comme le concept de FabLab, ne sont pas en opposition avec l'économie, il existe même plusieurs modèles économiques tournant autour du DIY. Il existe par exemple des boutiques pour les objets fait main, au sens large (c'est-à-dire parfois faits avec des machines évoluées comme une graveuse laser ou une fraiseuse CNC, mais toujours en petite série et pas avec une installation industrielle) ou encore ce qu'on appelle des techshops.

Quelques boutiques d'objets fait-main :

D'autres ressources liées au DIY :

  • blog de Make Magazine - blog d'un magazine aus formats papier et numérique
  • Instructables - site d'hébergement de documentation de projets
  • thingiverse - librairie d'objets réalisables sur des machines commandées par ordinateur ; cela concerne essentiellement les imprimantes 3D
  • La grotte du Barbu - site et podcast autour du casual hacking, hacking au sens de "bidouiller", et pas "gros méchant pirate informatique"